mardi 26 août 2008

1. Lundi soir, au bord du lac Léman avec un arrière-plan d'Alpes

2. Mercredi, en montant vers La Para

3. De la compagnie en montant

4. Satisfaction au sommet

5. Avec Étienne et Jess, en visite dans le vieux quartier

Pour plus de photos, tu es invité à consulter les liens suivants:



1. Ma famille d'accueil: Juda, Salomon, Salomé

2. Ma maison

3. Minaret de la Grande Mosquée de Bobo-Dioulasso

4. Cascades de Karfiguéla

5. Balade de dromadaire à Gorom-Gorom



lundi 25 août 2008

1. 2/07/08, Bazoulé: Contact rapproché avec un crocodile

2. 4/07/08, Léo: Remise de prix à l'école primaire

3. Juda, le fils de Salomon, donc mon petit frère

4. 20/07/08, Ranch de Nazinga: Éléphant

5. L'équipe de l'Unité de Médecine au CMA de Léo



lundi 18 août 2008

Suite et fin

Eh oui, me voila rentré chez moi, devant mon ordinateur, bien installé dans la chaleur de ma maison alors qu'y a l'air de faire frette dehors... Mais ca, tu sais c'est quoi, pas besoin d'en dire plus. A tout le moins, ca fait du bien de retrouver un clavier "normal" !!

Je sais, j'ai pris du retard dans l'écriture, y'a eu beaucoup de choses a faire récemment et pas assez de temps. Mais je vais tenter ce matin de boucler la boucle. Je te raconte la fin de mon voyage.

On en était ou ? Ah, ok, vendredi soir. Comme prévu, je suis sorti en ville avec mon copain Gérard. Il m'avait longtemps vanté les bars de Ouaga, qui, contrairement à ce qui se fait à Léo, ne ferment pas de la nuit. J'étais légèrement sceptique, on a dû vérifier... On est donc allés se coucher vers 5hAM, après une tournée des infatigables bars de Ouaga, qui, effectivement, n'ont pas fermé. Sans oublier, bien sur, un petit snack d'agneau grillé...

Samedi, je devais retrouver Salomon, mais par un enchainement d'événements, il n'a pas pu venir me trouver. Déception de ne pas le revoir avant de partir... Donc, samedi, repos, quelques courses, boucler les bagages, emballer tout ce qui pourrait casser dans l'avion. Puis en soirée, je vais prendre l'avion, accompagné par M. Benao (François) et Georges, qui tenaient a être présents pour mon départ. Je m'envole, tout a fait par hasard, sur le meme vol que Mathieu, Catherine et Stéphanie, trois des Québécois que j'ai rencontrés pendant mon séjour.
Dimanche matin, arrivée a Paris en plein soleil, apres une nuit de sommeil d'environ 1h30... Juste assez lucide pour me rendre a la Gare de TGV, et prendre le bon train. Celui qui m'emmène, a 300km/h, vers Lausanne, où m'attendent mon frère Étienne et sa copine Jessica. Le train, c'est grisant, peut-être même un peu trop... Quand c'est des arbres ou des maisons, collés a la voie, qui défilent a 300 à l'heure, faut pas regarder trop longtemps... Mais quand c'est des champs, des vignobles, wow !! Et surtout, quand apparaissent les premiers contreforts des Alpes, le moment est magique. Paysage couronné majestueusement par le mont Blanc, loin derrière mais tellement haut et blanc qu'on ne peut pas le manquer.
Donc, mes 2 hôtes m'attendent sur le quai à Lausanne, moment de retrouvailles fort agréable. On rentre ensemble a leur studio, en passant par le bus.

Comme choc culturel avec le Burkina, j'aurais pas pu demander mieux. Les bus, réglés a la seconde près, sont électriques. Ce qui implique qu'ils suivent un réseau complexe de fils au-dessus des rue, qu'ils doivent suivre sans faux-pas, car c'est leur alimentation en courant !! Tout est beau, tout est propre, tout le monde sait ou il s'en va et comment y aller, tout est réglé au quart de tour. Les Suisses sont reconnus pour leur montres et leurs banques... Je peux très bien comprendre pourquoi ! Les rues sont nettoyées chaque jour par un aspirateur format géant, et de toute façon personne n'ose jeter de déchets par terre... Les portes sont ajustées périodiquement par un ajusteur de serrures, qui s'assure que la porte ferme tight... Toutes ces démonstrations d'ordre, de modernité, de maîtrise de la situation et de l'environnement... C'en est étourdissant...

Mardi, il pleut. Pas le choix, donc, de se trouver a s'occuper a l'intérieur. Lausanne abritant le siège social du Comité International Olympique (CIO), notre choix se porte vers le Musée Olympique. Quand même, entrer par une arche en marbre dans laquelle sont gravés les fameux cinq anneaux, ca impressionne... Le musée est très beau, tres intéressant. De la Grèce antique aux équipements futuristes des athlètes actuels, en passant par Pierre de Coubertin et les skis en bois attachés par des lanières de cuir, tout y est. En plus, je sais pas si t'as entendu parler, mais les Jeux Olympiques, c'est en ce moment !! On a droit a des expositions sur la Chine, décorations aux couleurs de Beijing 2008 et retransmission en direct des épreuves. Disons que le timing était bon pour visiter !

Mercredi, sous un ciel radieux, on prend le train tôt en matinée pour aller s'enfoncer dans les premières vallées des Alpes, tout près de la ville. Du village des Diablerets, on commence a monter, prêts pour une magnifique randonnée. Notre objectif, le sommet de La Para, nous attend et nous observe 1400m plus haut. La montée est coriace, mais constamment récompensée par des paysages a couper le souffle. En face de nous, de l'autre côté de la vallée, le Massif des Diablerets nous domine, avec ses parois escarpées et son glacier. Parvenus assez haut, on distingue le Mont Blanc, qui encore une fois porte son nom à merveille, grâce à son altitude qui lui permet de rester couvert de neige à l'année. Et, tout autour de nous, dans les alpages, ce sont des vaches suisses qui nous accompagnent, au sont ininterrompu de leur cloches à vache suisses. Et, de temps à autre, un chalet suisse à flanc de montagne ponctue l'ascension. Parvenus au sommet, on se récompense avec biscottes, saucisson et chocolat suisse (arrgghhmmmm). La descente s'avère pas facile du tout, demande même une certaine créativité dans la trajectoire a suivre. Mais on rejoint finalement le village, puis la gare, puis le petit train courageux et grichant qui a osé nous monter si haut dans les vallées à force de serpentins dans les forêts pentues, puis le gros train qui file sans bruit et tout en confort jusqu'à Lausanne. On retrouve Jess et ses amies infirmières qui font un BBQ dans un parc, sur le bord du lac Léman. Cinq filles seules dans un parc le soir, a essayer de cuire de la viande, ca attire inévitablement les gars curieux et les anecdotes insolites. La soirée est très agréable, multiculturelle, imprévisible et cocasse. Le tout, éclairés par la (presque) pleine lune qui se reflète sur les eaux calmes du lac.

Jeudi, visite urbaine. On trouve une boutique qui prête des vélos pour découvrir la ville à notre rythme. Lausanne est une ville TRÈS en pente, ce qui rend nos déplacements plutôt forcants, surtout pour des gars qui ont marché pas mal la veille... Mais nos ascensions nous méritent des panoramas magnifiques sur la ville en contrebas, avec ses toits en tuiles de toutes les couleurs et toutes les formes, le lac juste dessous, et, omniprésentes, les montagnes qui nous dominent et nous impressionnent malgré le lac qui nous sépare. En soirée, on retrouve Jess après sa journée de travail pour une visite à pied du vieux quartier, avec sa cathédrale, ses petits escaliers abrupts, et, partout, des petits cafés, petits bars, terrasses sur la rue au soleil couchant... On prend une bière dans une microbrasserie fort sympathique, comme j'aime beaucoup, avant de rentrer au studio pour finalement souper vers 11h et tout refaire les bagages...

Le lendemain matin, très tôt, c'est déjà le départ, après une semaine qui a passé beaucoup trop vite. On s'est bien amusés, c'est vrai. Mais on a à peine eu le temps de partager nos photos respectives (on a fini à 2hAM la veille), et il y a encore tellement de choses a voir !! Je vais en laisser le soin à Étienne, qui a de quoi ne pas s'ennuyer pour les deux prochaines années !!!

Le voyage en TGV vers Paris s'est bien passé, toujours aussi buzzant... À paris, mes déplacements sont quelque peu compliqués par des travaux sur les voies de RER, le train de banlieue qui devait m'emmener à l'aéroport. 2h plus tard, apres de nombreuses marches/courses avec tout mes bagages sur moi, 2 lignes de métro parisien en pleine heure du midi et un bout en RER, je parviens à Charles-De-Gaulle. Ca m'aura fait un bain intense de Parisiens !! Le vol se passe encore une fois sans difficultés, et après une fouille en règle aux douanes canadiennes (j'ai tu l'air si méchant que ca ?), je retrouve maman qui m'attend vaillamment de l'autre côté des portes.

La suite, c'est une nuit à Montréal, puis retour à Alma, retrouvailles avec les amis, les paysages, le Lac lui-même, la maison, le confort, les habitudes, les routines...

Une petite semaine de vacances, puis l'école reprend à Chicoutimi le Lundi 25...

Voilà donc où s'achève mon périple. J'ai vécu de grandes choses cet été, j'ai appris beaucoup sur moi-même et sur le monde qui m'entoure. J'ai essayé de partager avec toi ces expériences, ces émotions, du mieux que je le pouvais. J'espère que tu as aimé suivre mes péripéties à travers ce récit, de mon côté j'ai bien aimé les partager. Je remercie tout ceux qui ont laissé des commentaires, cela a plus d'effet qu'on pourrait le penser. Je remercie aussi ceux qui ont lu sans écrire, de s'être intéressés à mon histoire.

Je conclurai dans quelques jours avec un échantillon de photos de mon aventure, maintenant que l'équipement me le permet. Mais pour l'instant, je sors dehors profiter de ce qui reste de l'été au Québec !!

Merci encore, et à la prochaine.

Jérome

mercredi 13 août 2008

L'autre bout du monde...

Salut !!

C'est drole de relire mon dernier message, je suis présentement dans un studio au 5e étage, avenue Béthusy, Lausanne, Suisse. Avec Étienne et Jess, mon frère et ma belle-soeur.

Je te signale tout simplement que je suis là, et encore en vie... La dernière semaine a été très remplie, aujourd'hui inclus, donc j'ai beacoup de choses a te raconter et pas beaucoup le temps d'écrire... Par exemple,aujourd'hui j'arrive de grimper un sommet dans les Alpes, rien de moins!! 9h30 de marche, plus une soirée BBQ sur le bord du lac Léman, là il est minuit et on rentre!!

Alors tout aussi rapidement (je vais me coucher), je te souhaite a la prochaine, et des nouvelles plus complètes vont venir dans quelques jours, probablement directement du Québec. Moins exotique, mais bon c'est mieux que rien !!

Alors a bientot on devrait se voir en vrai dans quelques jours !!

Jérome

vendredi 8 août 2008

Sahel et dépaysement

Me voici assis dans un confortable Cyber aux allures modernes, boulevard Charles-de Gaulle a Ouagadougou, devant un ordinateur récent. Ca fait changement d'il y a 24h! Je te raconte mon périple dans le nord.

Reprenons d'abord mardi, quand j'ai quitté Bobo. Le trajet en bus s'est bien passé, celui que j'ai pris etait tres moderne, climatisé, TV et tout. Arrivés a Ouaga, surprise: Salomon, qui devait m'y rejoindre, a du rester a Leo plus longtemps que prévu, et ne m'accompagnera pas pour les 2 prochains jours. Je partirai donc avec Akim, un autre de l'organisation qui s'occupe de moi. C'est donc lui qui vient me chercher a la gare et me ramène chez M. Benao, ou je choisis finalement de passer la nuit, comme il est deja tard.

Le mercredi matin, on se leve tres tot pour prende le car jusqu'a Gorom-Gorom qui croyait-on, partait a 6h. Mais celui la n'existe plus, il y en a un a 7h30 qui s'arrete a Dori, a 57km de notre destination finale. Apres 4h de bus, on arrive a 11h30 a Dori ou on se met en quete d'un taxi-brousse pour compléter le trajet. On trouve un espece de vieux pick-up Toyota qui nous offre une place dans la boite et qui, nous dit-on, part dès qu'il est complet. L'attente commence. Sous un soleil impitoyable, dans une ville ou y'a rien a faire, les heures sont longues... Finalement, il y a un autre car qui arrive de Ouaga a 16h et qui, lui, continue jusqu'a Gorom-Gorom. Ca reste la facon la plus simple de s'y rendre. On recupere notre argent au taxi-brousse et on prend finalement le car, a 17h. Dire qu'on aurait pu dormir 4h de plus e matin et prendre ce car la directement... Mais bon, on va finir par s'y rendre...
On est finalement sur place a 19h, apres 57km de brousse en 2h de bus tape-cul. La nuit est tombée et y fait noir. Le probleme, c'est que notre guide, que Akim avait convoqué le matin, a passé l'apres-midi a nous attendre avec les deux dromadaires, pendant que nous aussi on attendait a Dori... Il faut donc le recontacter, faire repréparer les bêtes et tout... Et puis, normalement la balade se faisait de jour, et on soupait sur les dunes de sable. On Modifie le programme, moi et Akim on mange sur place pendant qu'on prépare l'expédition. C'est finalement (enfin) le grand départ vers 21h30. Laisse moi te dire que c'est déja tout un feeling d'etre assis sur un dromadaire qui avance, le faire la nuit sous les étoiles ca rajoute encore un petit quelque chose de spécial!! Toute une expérience... C'est haut un dromadaire, et c'est pas évident d'etre a l'aise sur l'espece de selle... Mais bon, apres quelques minutes pour apprivoiser la bête, le moment est magique. Les grands animaux marchent dans le sable, forts, imperturbables, et toi tu regardes les étoiles, en silence. Seul petit hic: il faut parfois contourner des arbres épineux (avec des épines grosses comme des cure-dents, sérieusement ! ) que nos montures ont tendance a affectionner particulièrement. Mais par une nuit sans lune, en terrain inconnu, bonne chance ! A quelques reprises, je me suis envoyé direct dedans ! Je suis quitte pour de bonnes entailles sur les deux bras, pas tellement douloureuses mais quand meme... Le guide s'en veut a mort, "que le blanc se soit fait mal"... Y'est plus malheureux que moi !!
On arrive donc dans une zone, pas tres grande, de dunes de sable. Honnêtement, c'est plus un trip de touristes qu'autre chose, le vrai désert c'est plus loin. Mais bon, le feeling est la quand meme!! On s'étend sur des nattes a la belle étoile et, bien vite, le sommeil nous gagne.

5h30, le lever du soleil me réveille dans des teintes de bleu et d'orangé. Le vent a soufflé fort cette nuit, alors y'a du sable partout... On déjeune avec un café et un bout de pain, puis on est prets a repartir. Bons pour un autre 2h de chevauchée (ou chameauchée ?) en retour vers Gorom-Gorom. Les fesses sont endolories et les yeux grands ouverts, découvrant pour la deuxième fois le meme paysage, cete fois sous le soleil du matin. Le jeudi, c'est le jour du marché a Gorom (c'est pas par hasard qu'on y est ce jour-la!). Donc, sur la route, on rejoint les gens des villages aux alentours, qui vont vendre ou acheter n'importe quoi qui est produit ou consommé dans la région. Tout passe par là.
Le marché est tres impressionnant. Les gens viennent de partout et les marchandises de tres loin, arrivées a dos de dromadaire dans des caravanes marchandes. On rencontre de toutes les ethnies du Sahel: Peuls, Touaregs et autres... Les habit sont colorés et les visages, usés avant l'age par le sable et le soleil. Mes achats se résument a un peu d'artisanat et beaucoup de dattes, en provenance du Mail. On passe ensuite au marché de bétail, avec pour commencer les dromadaires. Pas tres populaire (ca coute cher!!), c'est assez tranquille, les betes sont couchées et les propriétaires discutent. Puis, c'est les bestiaux. La, y'a du monde ! On négocie des chèvres, des anes, des boeufs. Ca parle fort, y'a des gens et des animaux partout. Et, encore une fois, cet amalgame de couleurs, de tissus, turbans et autres. Les touristes y sont peu nombreux, négligeables. On est dans la vraie vie ici, c'est pas une mascarade pour faire plaisir aux blancs.

Apres un tour complet du marché, moi et Akim on repart prends le car de 13h, qui part finalement a 13h45, ce qui est relativement tôt... Apres 8h les genoux accotés dans le dossier d'en avant, on rentre a Ouaga. Akim me dépose chez Anne et Benoit, des coopérants québécois rencontrés a Léo et qui sont a Ouaga pour un an, installés dans une luxueuse villa.C'est ici que je passe mes 2 dernieres nuits. Ca me fait tout drôle, les moustiquaires aux fenêtres, la climatisation, la toilette avec un siege, la douche avec eau chaude....

Donc, aujourd'hui est plutot tanquille, j'ai dormi tard ce matin. Ce soir, je dois voir M. Benao pour évaluer mon stage, puis sortir en ville avec mes copains étudiants en médecine, qui eux sont rentrés a Ouaga. J'ai bien hate a cette découverte du nightlife ouagalais... Salomon va revenir seulement demain matin, on va donc passr la journée ensemble, visiter un peu la ville avant les bagages, les adieux et l'envol... Tout a passé si vite, c'est bizarre de penser que demain c'est déja fini, tout ca. Anyway, j'aurai du temps dans l'avion pour y penser...

Alors aux prochaines nouvelles, probablement en direct d'un 1 et demi au coeur de Lausanne !!

Jérome

mardi 5 août 2008

Bobo (suite)

** désolé pour la coupure, faut payer le net a l'heure ici... **

Donc, soirée tranquille vendredi. Samedi matin, visite rapide du Bobo touristique. En fait, Francois etait ici avec Stéphanie, la québécoise rencontrée a Ouaga. Elle quittait a midi, on a donc fait un blitz de visite du quartier artisanal. Tres intéressant la visite, en particulier les ateliers d'artisanat: masques en bois, poterie, forgerons, bronzes, tisserie... Evidemment, chacun vend sun stock, et y faut négocier... mais pour négocier, faut pas etre pressés, alors moi et Salomon on est retournés apres le départ de Stéphanie, Francois et l'équipe. Juste nous deux, tranquilles, on a fait des bons deals. Faut dire que Salomon est champion négociateur, faut le voir faire c'est impressionnant... Ensuite, on loue un taxi pour la route vers Koro, petit village a 15km de la ville. Le village est en partie perché sur une colline escarpée, c'est magnifique. Des petites bicoques en banco, habitations sommaires entremêlées aux ateliers de toutes sortes (forge sur feu de bois, etc.). Du rocher dominant le village, la vue est tuot simplement magnifique. En fait, c'est pas tres haut, mais comme tout est plat on voit tres loin et la nature est splendide ici. Il pleut beaucoup plus qu'au nord, donc tout est en teintes de vert, sous un ciel bleu. De retour a Bobo, on visite la Grande Mosquée, en plein coeur du centre-ville. Tres dure a décrire, elle est toute en banco (ce qui est un exploit en soi vu la hauteur, environ 5 étages), un peu mythique , imposante et fascinante par le respect et la sérénité qui y règne.
Apres cette grosse journée de visite, on va prendre un pot en tout simplicité dans un maquis comme on retrouve a chaque coin de rue, pour décontracter avant souper. Déja les djembés résonnent dns les rues, a peine le soleil couché. On va souper aux Bambous, resto-bar-cabaret magnifique, en plein air bien sur, ou se produit ce soir la un groupe de percussions traditionnelles, djembés, balafons, tambours de toutes sortes. L'ambiance est magique, envoutante. le souper est tres bon, ca fait changement du riz et du . Un peu cher, considérant que c'est le blanc qui paie, mais bon ca arrive des fois, ca va aller... Tres belle soirée. Ah, et j'y fais la connaissance de Dof, frere d'un ami de Salomon avec qui je jase beaucoup. Il joue du djembé dans un groupe presque professionnel et est guide a ses heures. Il me propose, par amitié, de me montrer a jouer, et de me faire la visite de Banfora telle que planifiée pour lundi. Certainement !!

Dimanche, on déjeune avec café au lait, baguette francaise et pot de Nutella acheté la veille. Le déjeuner se ressemble pas mal chaque matin, et c'est parfait comme ca! Moi et Salomon on part ensuite pour le marché central de Bobo, reconnu pour son animation et sa diversité. On en profite pour mettre a profit les talents de négociateur de Salomon, et on fait plusieurs achats. Pour moi, pour lui, et quelques cadeaux pour des amis à Léo. En apres-midi, on va au Musée de la Musique, voir les instruments traditionnels et acheter quelques CD non-piratés, difficiles a trouver ailleurs. En soirée, apres une forte averse qui nous a immobilisés 2 heures a l'hotel (y'a pas de probleme, faut faire avec, on prend un verre et on jase...), je rejoins Dof chez lui qui me montre les rudiments du djembé. Bon pour la technique de frappe, ca va. Mais pour les rythmes percussifs, j'ai jamais ete tres fort, et ca changera pas de si tôt... Anyway, j'aurai le temps de pratiquer une fois au Québec... Pour la suite, les plans changent en vitesse. Juda, le fils de Salomon, est malade a Léo, et Salomé doit gérer la situation et payer les médicaments. Mais un compte conjoint, ca existe pas, ici... Salomon doit rentrer en vitesse, il prend le bus de 22h et me laisse avec Dof ici a Bobo. On va se retrouver mardi(ce soir) a Ouaga, et puis de toute facon j'ai beau etre blanc je suis un grand garcon... Je vais souper avec Dof (couscous avec viande, tres bon). Puis, impossible de résister, on retourne aux Bambous prendre une biere. Cette fois, musique plus acoustique: balafon, guitare traditionnelle, genre de flute traversiere en bois. Magique, encore une fois.

Hier, lundi matin, on prend le car pour Banfora. Bonne nouvelle, Dof a rencontré 2 autres blancs, des Allemands en fait, qui vont faire la visite avec nous. Ca nous permet de louer une voiture et son chauffeur pour la journée, beaucoup plus preatique que la moto prévue initialement. BVanfora, c'est une petite ville au sud de Bobo, reconnue pour ses environs verdoyants aux paysages magnifiques. La visite commence avec le Lac de Tengrele, ou habitent des hippopotames. On fait un tour en pirogue sur le lac. En fait, c'est mon premier lac a proprement parler depuis mon arrivée ici, donc c'est deja tres excitant. On fait un tour dans une pirogue, tres pittoresque. On n'a malheureusement pas vu les hippos, ce n'est pas la saison. Mais bon, c'était tres bien quand meme.
Ensuite, en route pour les Domes de Karfiguéla, formations rocheuses millénaires culptées par l'érosion naturelle. Tres impressionnant, le paysage est comme extra-terestre, ou surnaturel, un peu cahotique... Tres dur a décrire, mais j'ai pris beaucoup de photos, que tu verras un jour...
Pas tres loin de la, les Cascades. Une série de petites chutes qui semblent perdues en pleine jungle, l'endroit est magnifique et tres paisible. Apres une marche au gros soleil, la baignade est la bienvenue. Ma première depuis je-sais-plus combien de semaines !!! Le moment est magique, on se détend dans l'eau, on joue sous les chutes. On parvient enfin a se rafraichir, ce qui est en soi quelque chose de précieux et rare ici !! Sur la marche de retour des cascades, apaisés, une légère pluie nous attrape alors que le soleil déclinant nous éclaire encore de l'autre coté. Résultat: de notre point de vue on surplombe des champs de canne a sucre a perte de vue, a notre gauche la silhoutte des domes se fait timide sous un énorme nuage gris foncé mais tout de même éclairé par le soleil derriere nous, et pour surmonter le tout un énorme arc-en-ciel complet qui encadre de bout en bout ce paysage féérique. Comment ne pas se sentir en paix avec la vie dans un moment pareil, je te le demande...
De retour, en soirée, que faire? bonne question... Il est 22h30 quand moi et Dof on part souper, alors apres, pour compléter la soirée, on va... aux Bambous, prendre une bière ! Ce soir, c'est reggae, ambiance intime, relax, rasta, chill...

Donc, ce matin, j'ai pris ca smooth, déjeuné au café-pain-nutella sur la terrasse sur le toit de l'hotel... Je pars tentot prendre le car de 14h pour Ouaga, rejoindre Salomon ce soir pour partir vers Gorom-Gorom demain matin, et les aventures continuent dans la bonne humeur...

En résumé (le temps manque), Bobo est tout simplement G-E-N-I-A-L-E. Atmosphere, attitude, végétations, musique, accueil, ambiance... Les petites boites du nuit, le djembés, qui résonnent jusqu'aux petites heures, j'ai trippé ben raide !!

Alors a bientot, je sais pas exactement, quand pour la suite du voyage !!

Jérome